la Chevauchée de Jeanne d'Arc vers Chinon

​la Chevauchée vers Chinon

En onze étapes de 50 à 60 km, Jeanne franchit la distance séparant Vaucouleurs de Chinon. Un voyage sans dommage, ce qui, par ces temps agités, passe pour un signe du ciel et alimente la rumeur, comme le rapporte Dunois, un de ses futurs compagnons : "J'étais à Orléans, alors assiégé par les Anglais, quand circulèrent certaines rumeurs selon lesquelles avait passé par la ville de Gien une jeune fille dite la Pucelle, assurant qu'elle se rendait auprès du noble dauphin pour lever le siège d'Orléans et pour conduire le dauphin à Reims pour qu'il fût sacré."

Le mardi 23 février 1429, vers midi, Jeanne et ses compagnons descendent rue Haute-Saint-Maurice de Chinon, à l'auberge du Grand Carroi. Ce n'est que le surlendemain que le dauphin la reçoit dans la grande salle du premier étage des logis royaux. Malheureusement pour la légende abondamment véhiculée par les chroniqueurs, les récits des témoins oculaires ôtent tout fondement à la tradition qui veut qu'elle reconnût le dauphin alors que celui-ci s'était dissimulé parmi les courtisans et qu'elle ne l'avait jamais vu auparavant. C'est lors de cette entrevue qu'elle fait au futur Charles VII une "révélation" - dont on ignore la nature - qui le convainc enfin de la légitimité de sa naissance et donc de sa cause.

Mais de là à confier une armée à une femme de seulement 17 ans pour aller délivrer Orléans... L'entourage du dauphin est prudent, sinon sceptique. La situation n'autorise pas des prises de risques inconsidérées. A Chinon puis à Poitiers Jeanne est interrogée de près par des conseillers du dauphin, et par des membres de l'Université ou du Parlement qui y a été créé en 1418 (celui de Paris s'étant rallié au "parti anglais"). Autant de choses qui prouvent à la fois qu'elle est prise au sérieux, mais que l'on veut être certain qu'elle n'est ni une envoyée du diable, ni une simulatrice, ni une illuminée, encore moins une sorcière. Ces interrogatoires sont complétés par l'examen de sa vie et de ses moeurs. Des enquêteurs sont diligentés à Domrémy... Les conclusions officielles, remises les 8 et 10 avril, sont toutes en sa faveur.

De retour à Chinon puis à Tours, elle est dotée d'une maison militaire (écuyer, pages, hérauts, aumônier...) et d'un équipement (armure, épée, étendard...). Elle rejoint Blois où une armée et un convoi de ravitaillement ont été réunis, et le 22 avril elle part pour aller délivrer Orléans.

L'association Jeanne en lumière

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​25 février 1429 - Jeanne d'Arc rencontre le roi à Chinon
L’idée vient de la jeune association « Jeanne en lumière » qui souhaite mettre en valeur le parcours historique de Jeanne d’Arc. « Chinon est une ville johannique, nous voulions faire revivre cette tradition à travers des manifestations autour de Jeanne d’Arc », explique le directeur de l’association, Christian Raby.
Des passionnés de l’histoire de Jeanne d’Arc (Jehanne du Lis !) suivent le sentier qu’elle a emprunté semblable à l’itinéraire emprunté par Jeanne d’Arc en 1429, lorsqu’elle arrive à Chinon et propose son aide au roi Charles VII.

le parcours avec un défilé costumé à traversé les rues du Vieux-Chinon avant de s’arrêter sur le parvis de l’église Saint-Maurice.

LE SENTIER HISTORIQUE DE JEANNE D'ARC


​Le tracé du sentier historique de Jeanne d'Arc a été déterminé de façon à respecter au plus près la vraisemblance historique du chemin parcouru par Jeanne d'Arc lors de ses deux premières étapes du périple qui la menait vers Chinon. Le Conseil général de Haute-Marne a choisi de faire revivre cette épopée en créant un itinéraire de randonnée multi-activités à pied, à cheval et à VTT. Jeanne d'Arc part de Vaucouleurs à 19 ans en février 1429 pour Chinon. On a calculé qu'elle avait parcouru 5 000 km à cheval. L'itinéraire est aujourd'hui balisé de Domrémy-la-Pucelle (son village natal) jusqu'à Cunfin, à l'effigie de Jeanne chevauchant son destrier et à ses couleurs : blanc et bleu. Traversant 130 km de la Champagne, ce sentier GR703 est jalonné de flèches directionnelles et de panneaux cartographiés et historiés. Le chemin de Fronville à Blécourt est toujours le même qu'à l'époque. La légende raconte que la fameuse Vierge à l'enfant de Blécourt fut trouvée à l'emplacement de la fontaine (dans la forêt de Mussey) et enlevée par ses habitants. Les randonnées sont très bien expliquées sur le document PDF en ligne. Comme Braudicourt dit à Jeanne : " Va, va et advienne que pourra ! "