Le roman de Charette

Le roman de Charette de Philippe de Villiers

Franзois-Athanase Charette de la Contrie, le Roman

Le Roman de Charette sur GoogleBooks

Pour ceux qui n'auraient pas encore lu le dernier livre de Philippe de Villiers, et voudraient se faire une idée de son contenu, le site GoogleBooks a numérisé partiellement les premiers chapitres. Pour en connaître la suite, il vous faudra vous procurer ce succès de librairie...
SOURCE / http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2013/05/20/27202584.html

Le roman de Charette

Philippe de Villiers parle du Roman de Charette

"Je prépare la publication du roman de Charette, un livre-scénario que j'ai conçu et écrit pour le cinéma. " (philippe de Villiers)

François-Athanase Charrette, un des principaux chefs de la Vendée militaire lors de la Révolution française et héros de la Guerre d'Indépendance américaine sera le sujet du prochain roman de Philippe de Villiers dont la parution est prévue en Octobre prochain. Le roman devrait inspirer un film et un futur spectacle.

Aussi un scénario, sur Charette, sera mis en scène en 2014.
Le spectacle aura lieu dans une salle dont l'entrée sera un vaisseau du XVIIIème (trois ponts) qui mesurera 110 m de long et 60 m de haut

« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : la vie de François-Athanase Charette de la Contrie est à l'image de sa devise. Vendéen comme lui, Philippe de Villiers nourrit depuis longtemps un attachement tout particulier pour ce héros dont le destin fait écho à sa propre histoire familiale. Au point de s'identifier à lui et de ressusciter, sous forme de mémoires imaginaires, la vie aventureuse de cet homme aussi séduisant qu'intrépide, fidèle envers et contre tout à une cause : « la Patrie, la Foi, le Roi ». De sa brillante carrière dans la Marine royale, intégrée à l'âge de quatorze ans, à ce jour de 1793 où, à la tête d'une troupe de paysans du Marais breton, Charette part à l'assaut de la République, Philippe de Villiers ressuscite la flamboyante épopée d'un homme dont l'audace et le courage, la personnalité singulièrement libre et moderne, n'ont pas fini de fasciner.
http://www.babelio.com/livres/Villiers-Le-roman-de-Charette/421402

12 Avril 2013 :De Rennes à Vannes : dernières conférences de Philippe de Villiers et Reynald Secher

Rennes, vendredi 12 dernier. Dans la salle de conférence des Longchamps, 540 personnes sont venues entendre Reynald Secher et Philippe de Villiers. Ce fut un véritable enthousiasme que manifestèrent les auditeurs, à l'écoute de l'exposé de Reynald Secher puis ensuite lorsque Charette, sous les traits de Philippe de Villiers, raconta le roman que fut sa vie.

Dame Gigi, présidente des Brigands du Bocage avait amené de la brioche, vendéenne comme il se doit, et un breuvage énergétique qui s'évapora, comme par enchantement, dès que le bouchon fut enlevé des deux bouteilles de 5 L.

Nos deux vedettes de la soirée dédicacèrent leurs ouvrages ; Philippe de Villiers s'attarda un bon moment à discuter avec les uns et les autres.
http://brigandsdubocage.blogspot.fr/2013/04/de-rennes-vannes-denrieres-conferences.html

9 Janvier 2013 : devant le succés du roman, L'éditeur Albin Michel vient de lancer un sixiéme tirage.

Le livre qu'il a consacré au chef de l'insurrection vendéenne est un succès. L'éditeur Albin Michel compte plus de 50 000 exemplaires vendus et vient de lancer un sixième tirage.

Philippe de Villiers donnera une conférence historique sur François-Athanase Charette de La Contrie, le plus célèbre des chefs vendéens, vendredi prochain au Puy du Fou. L'ancien président du Conseil général de la Vendée est l'auteur d'une biographie sur le général de l'Armée catholique et royale qui s'est déjà écoulée à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires. Vendredi 11 janvier à 20 h 30 au Puy du Fou. Salle de l'Orangerie (près des entrées du Grand Parc). Gratuit.

Les Evиnements autour du Puy du Fou

6 janvier 2013 : afe-bordeaux

C'est guidé par un désir fervent que le martyre vendéen, survenu de 1793 à 1795, soit enfin officiellement reconnu, -alors que les pouvoirs politiques en France sombrent l'un après l'autre dans une repentance grotesque-, et aidé dans cette tâche par la compulsion laborieuse d'archives publiques et privées, que l'auteur a pleinement réussi à s'identifier à son héros, celui-ci s'exprimant d'un bout à l'autre à la première personne du singulier.
http://afe-bordeaux.blogspot.fr/2013/01/le-roman-de-charette.html

12 décembre 2012 : La troupe des coeurs de chouans était présente à Paris

La troupe des coeurs de chouans était présente à Paris

mercredi 12 décembre pour assister à la conférence sur

Mr de Charette donnée par M. Philippe de Villiers :

Elle fut vibrante de vérité ! M. de Villiers nous a retracé la vie

de cet homme à la brillante carrière dans la marine royale durant une heure avant de dédicacer son livre de 470 pages .

La salle était pleine à craquer, et malgré tout , nous pûmes

trouver une place assise à près d'un mètre de ce conférencier passionné de Mr de Charette et féroce défenseur de l'histoire de la Vendée .

Ce moment rare et intense, nous l'avons vécu pleinement. C'est donc en attendant la sortie de son film, que nous crions :

" Pour Dieu, pour le Roi, Vendée lève-toi !!!! "

  • Franck le Chouan

http://lescoeursdechouans.free.fr/

12 décembre 2012 : Philippe de Villiers : « Le Roman de Charette est parti а Hollywood »

Voilà bien un mystère de Noël, une bonne nouvelle comme on aimerait en voir plus souvent : selon Philippe de Villiers que Nouvelles de France a rencontré ce lundi, Le Roman de Charette en est à sa 5e réimpression et s'est déjà écoulé à 25 000 copies. « Ce genre de livres, quand on en vend 5 000 exemplaires, on est content » lui avait dit Albin Michel. En attendant une conférence à la Catho de Lyon jeudi soir et rassuré par des critiques séduites (« Le meilleur papier est paru dans Libération », observe-t-il) le fondateur du Puy du Fou partage avec nous cette réflexion de son éditeur : « Les Français veulent lire Charette par Philippe de Villiers ». Entretien autour d'une orange pressée, sans langue de bois.

la suite ici

Le 30 novembre а 19h15 : historiquement-show

Une émission présentée par Michel Field

Les invités de la semaine

Philippe de Villiers
« Charette » (Albin Michel)

31 Octobre 2012 : Philippe de Villiers parle du Roman de Charette

Philippe de Villiers dédicace son livre

11 octobre 2012 par Victor Scribe dans En kiosque

Franзois-Athanase Charette de la Contrie, le Roman Philippe de Villiers

C'est un fort et beau livre que vient de publier Philippe de Villiers. Homme politique, il est aussi le fondateur du spectacle du Puy-du-Fou et du Grand parcours attenant, qui ne cesse de s'enrichir, année après année, de nouveaux spectacles.

On avait un peu oublié qu'il était aussi un magnifique conteur (15 livres au total), ce que nous redécouvrons dans sa belle évocation de Charette. Avec la vie du chef vendéen, c'est aussi sa région, son « pays » comme on disait naguère, que fait vivre Philippe de Villiers.

Mais ne nous y trompons pas. S'il a choisi d'évoquer l'histoire de François-Athanase Charette de la Contrie, c'est certainement que parmi les chefs vendéens il trouve dans cette figure nombre de points communs, de partage de fougue et d'idées, à travers le temps. Le genre adopté le dit assez par lui-même, puisque Philippe de Villiers a choisi de donner la vérité de l'Histoire à travers des mémoires imaginaires du chevalier.

C'est le portrait d'un résistant qui se dégage et la dénonciation d'un régime terroriste, la matrice totalitaire d'où est sortie l'actuelle République. Une lecture captivante qui mérite que l'on se laisse prendre par le ton de la romance et la beauté de la figure évoquée. En avant, marche ! (Albin Michel, 476 pages, 22€)
http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/en-kiosque/le-roman-de-charette#.UHsJVmcjxgh

L'INTEGRALE - La guerre de Vendée

Repères, archives, invités pour conter les petites et grandes histoires des hommes et des femmes qui ont fait l'Histoire !

Ses invités :

Philippe DE VILLIERS Créateur et scénariste du célèbre Puy du Fou

Alain GÉRARD Chercheur à l'Université de Paris-4 Sorbonne

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Au-coeur-de-l-histoire/Sons/L-INTEGRALE-La-guerre-de-Vendee-1302831/

Mardi 6 novembre : Les Grosses Têtes reзoivent Philippe de Villiers

François-Athanase Charette de la Contrie

François-Athanase Charette de la Contrie

François-Athanase Charette de la Contrie est le troisième enfant d'une famille dont la descendance italienne par le marquis de Final, Galeas Caretto, n'a jamais été prouvée (la femme de Perrot Caretto, fils du marquis, serait issue de la branche bretonne de la famille Charette). Le premier Charette dont l'existence est certaine, est seigneur de Trévignez et a vécu en 1334. Il est armé chevalier par Duguesclin à la bataille de Chisey en 1370.
François-Athanase, né le 2 Mai 1763 à Couffé, appartient à la treizième génération. Il entre à l'école des Gardes de la Marine en 1779 et compte en 1790, onze campagnes à son actif. Les rapports de ses supérieurs militaires sont parfaitement contradictoires : nonchalant et dépourvu d'ambition pour certains, intrépide pour les autres.
Il épouse le 25 Mai 1790 Madame Marie-AngéliqueJosnet de la Doussetière et ils s'installent au manoir de Fonteclause, prèsde La Garnache. Très vite, le chevalier s'ennuie. Il satisfait son besoin d'activités par des chasses et ne manque aucun bal des châteaux environnants.
Bien qu'il désapprouve le principe de l'émigration, il part finalement pour Coblentz. Il ne tarde pas à revenir en France pour défendre la famille royale aux Tuileries, le 10 Août 1792. Il échappe au massacre mais sur le chemin du retour, il est arrêté à Angers et relâché grâce à l'intervention de Dumouriez.
Le 14 Mars 1793, les maraîchins et les Paydrets (habitants du marais et du pays de Retz) viennent le chercher pour le mettre à leur tête. Armés de fusils de chasse, puis de piques enlevées aux Gardes Nationaux qui leur vaudra le surnom " d'armée des piques", ils se dirigent vers Machecoul qui a été envahie et pillée quelques jours plutôt.
Les premiers mois, hormis quelques coups de main de peu d'intérêt stratégique, Charette témoigne d'une certaine prudence. Il semble avoir peu d'autorité devant ces hommes qui sont difficiles à conduire. Intrépides buveurs, ils vont au feu en chantant mais sont également prompts à la panique. Plus tard, Charette aura de meilleurs éléments dont des déserteurs républicains, et une cavalerie d'élite composée de nobles et de bourgeois équipés à leurs frais.
Les revers éprouvés à la fin d'avril ont accru autour de lui la méfiance des soldats, l'animosité des autres chefs. Il a besoin d'un succès. Les Républicains lui apportent le 30 Avril 1793 lorsqu'ils veulent prendre Legé. Cette victoire nécessaire pour Charette augmente la confiance des paysans, elle procure des fusils et des munitions. Après la prise de Saumur par la Grande Armée Catholique et Royale, Lescure demande le concours de Charette pour l'attaque de Nantes.
Le 29 Juin, à deux heures du matin, le chevalier est seul en ligne au sud de La Loire. La Grande Armée est retenue dans un combat entre Ancenis et Nantes. La mauvaise synchronisation des armées vendéennes et la défense acharnée des patriotes conduiront à l'échec de la prise de Nantes par les" blancs ".
Le 14 Août, quinze jours après un premier échec à Luçon, une nouvelle attaque est programmée et le concours de Charette est de nouveau demandé. La veille de la bataille, le chevalier assiste au conseil de guerre. M. de Lescure expose le plan : l'aile gauche sera commandée par Charette et soutenue par lui-même, D'Elbée commandera le centre avec Stofflet, La Rochejaquelein dirigera l'aile droite.
Tout comme à Nantes, les corps d'armée ne sont pas synchronisés. D'Elbée et La Rochejaquelein sont en retard. Charette, impatient, se lance dans la bataille et enlève deux canons, mais D'Elbée n'est toujours pas en ligne. Le général républicain Tuncq profite de l'occasion et porte ses forces sur le centre. Charette doit battre en retraite. Les pertes vendéennes sont importantes et c'est l'armée du chevalier qui en subit la plus conséquente.
Le 5 Septembre, Charette apprend l'arrivée des Mayençais.
Le 18 Septembre, aux environs de Tiffauges, Charette et la Grande Armée Catholique et Royale sont de nouveau rassemblés à Torfou. Le lendemain,les premiers coups de feu sont échangés. Kléber lance un bataillon à droite et un autre à gauche de Torfou pour l'encercler. Les Vendéens battent en retraite. Kléber alors appelle de nouvelles réserves et fait battre la charge ; cette fois-ci, les Vendéens pris de panique s'enfuient. D'Elbée entre en ligne et Bonchamps tente de déborder la gauche des Républicains. C'est une armée montante qui submerge le plateau de Torfou. Kléber fait avancer quatre pièces de canon mais il est atteint d'une balle à l'épaule. Il s'aperçoit alors que son centre a fléchi et voit pour la première fois, fuir ses Mayençais !
Les Royalistes décident de profiter de la victoire en poursuivant l'ennemi. Ils attaquent Montaigu où le général Beysser se laisse surprendre.
Le 22 Septembre, les chefs royalistes décident qu'il faut soutenir Bonchamps qui talonne Kléber. Mais Charette et Lescure décident de marcher sur Saint-Fulgent où l'armée Républicaine des Sables est arrivée. Cette désobéissance aune conséquence immédiate : de retour à Montaigu, Charette apprend que Kléber a échappé à Bonchamps. Il rassemble son armée et retourne à Legé. Charette vise maintenant un point stratégique en l'île de Noirmoutier. Cette île présente une particularité : elle est accessible à pied sec à marée basse par une chaussée appelée le Gois. Ce chemin, constitué d'une succession de bancs de sable, a été découvert en 1770 et n'est connu que de passeurs de la région. Mais lorsque la mer revient, c'est un courant très violent qui recouvre rapidement le Gois.
Le 30 Septembre, Charette aborde la chaussée à la tête de son armée. Un coup de canon jette le trouble parmi eux et lechevalier les ramène à Legé.
Le 12 Octobre, il dirige une nouvelle expédition contre Noirmoutier. Il fait entrer ses hommes dans le Gois à marée montante, et ceux-ci ne peuvent donc qu'avancer ou ... être engloutis par les eaux.
Les Vendéens mettent vite en déroute deux compagnies de canonniers et le bataillon de volontaires qui défendent l'île.
Le chevalier Tinguy est nommé commandant. Trois cents républicains sont faits prisonniers. Charette se propose de les échanger contre des Royalistes mais lagarde en est confiée à Pajot qui les fait tous fusiller. Le 8 Novembre, Haxo quitte Nantes à la tête de 6000 hommes pour reprendre Noirmoutier. Poursuivi pendant le mois de Novembre, Charette est refoulé jusqu'à Bouin où il est encerclé par les Républicains. Avec ses hommes, ils s'échappent par une issue non gardée signalée par un habitant.
Le chevalier entraîne ses soldats et épuisés, après plusieurs jours demarche, ils arrivent aux Herbiers. Puisque toutes les bandes du marais et du Pays de Retz sont réunies, l'élection du général en chef peut être proposée. Le chevalier Couëtus est choisi mais refuse. Il propose d'élire le chevalier Charette.
Le 9 Décembre 1793, les officiers et chefs de canton de l'Armée Catholiqueet Royale du Bas-Poitou reconnaissent le chevalier Charette de la Contrie pour général en chef.Le 2 Janvier 1794, les Républicains revenus enforce, prennent le bourg de Machecoul. N'ayant plus que 500 hommes, Charette bat en retraite vers la forêt de Gralas. Cette forêt comme d'autres forêts vendéennes (Touvois, Granlande, Gâts) servent d'asiles sûrs, d'arsenaux et d'hôpitaux.
Alors qu'il prépare une autre expédition vers Noirmoutier, il apprend que toute la garnison a été massacrée et M. D'Elbée à qui il avait donné l'hospitalité, fusillé. Les jours suivants, plusieurs combats sont livrés face aux Républicains. C'est le temps de la grande épouvante. Turreau vient de lancer sur la Vendée, douze colonnes pour tout incendier et tout massacrer. En même temps, Haxo a reçu l'ordre de former huit colonnes d'observation destinées à cerner complètement les Vendéens et à les refouler vers le centre. Charette se trouve dans une situation critique, obligé sans cesse de battre en retraite.
Le 5 Mars 1794, Haxo approche à la tête de 4500 hommes. Les soldats de Charette épuisés, obéissent mal à ses ordres. La dérouteva se déclarer lorsque débouchent 300 paydrets commandés par Guérin. Les républicains reculent. Mais Haxo redouble d'efforts et le 20 Mars, il rencontre de nouveau Charette. Une vive fusillade met le désordre dans les rangs Républicains et Haxo est mortellement blessé. Stofflet, qui a repassé la Loire, propose que toutes les troupes royalistes se réunissent au château de La Boulaye.
Le 22 Avril 1794, Charette, Stofflet, Marigny et Sapinaud tiennent séance et se jurent fidélité sous peine de mort. Cette belle entente fait défaut dès le 24 Avril où Marigny n'est pas présent à la bataille.
Le 29 Avril, un conseil de guerre accuse Marigny d'avoir violé le serment. Charette vote la mort, 22 membres suivent son exemple et 10 proposent une peine moins sévère.Les soldats de Stofflet découvriront Marigny et il sera fusillé le 10 Juillet1794. Début Juin, le chevalier de Tinténiac fait partaux Royalistes d'une communication du cabinet britannique . Mais Charette repousse la demande faite par les Anglais, d'un port de la côte où ils pourraient débarquer. Le chevalier souhaite de l'or, des munitions et les émigrés. Pendant le mois de Septembre, Charette s'empare de quelques camps républicains qui lui fournissent des vivres pour son armée. Il s'installe alors à Belleville. Mais en Octobre, il entre dans une violente colère en apprenant que Stofflet fabrique du papier-monnaie. Charette fait alors afficher dans les paroisses une proclamation qui défend aux habitants d'accepter ce papier-monnaie sous peine de mort.
Le 2 Décembre 1794, la Convention accorde une amnistie à ceux qui déposeront les armes dans un délai d'un mois. Très peu de combattants se soumettent.
Le 25 Décembre, Bureau-Batardière vient de la part des Représentants du Peuple faire verbalement à Charette des offres de paix. Le chevalier se décide à engager les pourparlers et envoie à Nantes, deux de ses officiers. Les négociations sont longues et laborieuses. Il est décidé que Charette rencontrera les Commissaires de la Convention au château de La Jaunaye, le 12 Février 1795.Les exigences des Royalistes font l'objet de 22 articles parmi lesquels l'amnistie pour les Vendéens, la liberté du culte,le retrait des troupes républicaines, des indemnités pour les incendies et autres pertes, le remboursement des bons et assignats, l'exemption du service de la milice,... La paix est signée le 17 Février 1795.
Le 28 Février 1795 est une journée mémorable pour la ville de Nantes, on y célèbrela Fête de la Pacification. Royalistes et Républicains sont réunis dans un même cortège et se trouvent le soir autour d'un banquet à l'hôtel de Villestreux où avait habité Carrier. Les cinq mois de paix qui suivent ce traité sont pour le chevalier Charette des plus pénibles. Dans les milieux royalistes de Paris et de l'étranger, on l'accuse ouvertement de trahison. Il souligne qu'il a été obligé d'accepter les propositions des Républicains car il n'a plus d'argent, ni vivre, ni poudre et il attend toujours en vain le débarquement d'émigrés venus d'Angleterre.
L'émissaire du comte d'Artois presse Charette de reprendre les armes mais le chevalier préfère attendre que ses adversaires lui en offrent l'occasion. Par une publication de l'Agence Royaliste secrète de Paris, Charette apprend que le captif du Temple, Louis XVII, a expiré le 8 juin. Du 20 au 24 Juin, les paysans de la Vendée appelés par de mystérieuses convocations rejoignent leurs points de rassemblement. 4000 seulement répondent à l'ordre du chevalier.
La guerre recommence. En Août 1795, les Anglais se décident enfin à faire débarquer des armes et des munitions à Saint-Jean-De-Monts : 40000 livres de poudre,12000 fusils, 3000 sabres, 250 habillements,...Le Directoire nomme Hoche général en chef le 31Août 1795. Il inaugure alors contre Charette, le système des colonnes mobilesde 50 à 60 cavaliers qu'il fait marcher la nuit. Mais le chevalier est toujours insaisissable. S'étant rendu compte que le système de terreur de Turreau n'a eu d'autre résultat que de grossir les troupes de Charette, Hoche fait adopter par le Comité de Salut Public, la méthode contraire. Beaucoup déposent les armes et de nombreuses paroisses font leur soumission. Mais les combats se poursuivent avec des fortunes diverses pour les Royalistes.
Le 30 Septembre, le marquis de Rivière annonce à Charette que le comte d'Artois, déposé à l'Ile d'Yeu par les Anglais, va débarquer sur le continent à la pointe de l'Aiguillon le 12 Octobre. En quelques jours, 15000 hommes viennent se grouper autour de Charette !!!
Le 12, l'armée arrive en vue de la mer ... mais c'est l'aide de camp du comte d'Artois qui débarque pour annoncer que son maître ne viendra pas. Le soir même, départs et désertions se succèdent dans l'armée de Charette.
Le 18 Janvier 1796, Travot est informé que Charette erre de ferme en ferme.
Le 21 Février, Charette signe son dernier ordre de rassemblement et prend la tête d'une colonne de cent cavaliers et trois cents fantassins. Les Vendéens tombent dans une embuscade. Charette peut avec quelques hommes se réfugier dans le bois de Grammont.
Le 27 Février, le chevalier réunit de nouveau quatre cents fantassins et cinquante cavaliers. Ils sont surpris à leur cantonnement mais Charette réussit à s'échapper.
Le 23 Mars, Charette blessé à l'épaule, est à la tête d'une quarantaine d'hommes. Une colonne Républicaine marche droit sur eux, commandée par Gautier. Le chevalier dépiste facilement les bleus mais se trouve face à une nouvelle troupe. Charette prend aussitôt un autre chemin mais le Républicain Valentin le rejoint. Le chevalier échappe à ses poursuivants pour se heurterà une troisième colonne commandée par Dupuy. Après une courte fusillade,Charette se croit sauvé mais Travot apparaît à la tête d'une quatrième colonne. Le chevalier fait prestement demi-tour mais une vive fusillade l'accueille. Il revient sur ses pas pour se rendre compte qu'il est complètement cerné.C'est le dernier combat du Roi de la Vendée. Travot reçoit l'ordre de diriger le prisonnier sur Angers où il arrive le 25 Mars. Puis, le 28, il est à Nantes. Il paraît devant le général Duthil. L'interrogatoire terminé, il est promené avec ungrand cortège à travers Nantes avant de regagner la prison du Bouffay.
Le Tribunal le condamne à la peine de mort selon l'Article 3 de la loi du 30Prairial.
Le 29 Mars 1796, la sentence est exécutée sur la place des Agriculteurs. Soncorps est jeté dans une carrière au bord du chemin de Rennes, parmi ceux des pestiférés et des soldats qui mourraient dans les prisons et les hôpitaux. L'acte de décès de Charette est signé par Pierre Haudaudine. Ce soldat républicain avait été envoyé à Nantes avec deux autres compagnons, par Charette pour demander un échange de prisonniers.Il avait été le seul à revenir au camp du général qui l'avait remit enliberté
.Quelques sources : - Lucas de la Championnière, Mémoires sur La Guerre de La Vendée, 1904

Gilbert Charette, Le chevalier Charette Roi de la Vendée, 1951
Michel Saint Pierre, Monsieur de Charette Chevalier du Roi, 1977
Emile Gabory, Les guerres de Vendée, 1989
http://www.amis-robespierre.org/robespierre/acteurs/charette.htm