L'épée de Jeanne d' Arc, L'épée de Fierbois.

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​Cette Epée qui fut l'arme par excellence de la Pucelle d'Orléans pendant toutes ses batailles et ses faits d'arme fut découverte sur son indication sous les dalles de l'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire).

Jean Chartier, dans son "Journal du Siège et Chronique de la Pucelle", mentionne l'Epée et les circonstances de son acquisition par Jeanne d'Arc : le Dauphin Charles ayant voulu lui fournir une épée, Jeanne demanda une épée particulière, celle qui devait provenir de l'église de Sainte-Catherine de Fierbois.

Jeanne d'Arc, partie de Vaucouleurs le 23 Février 1429, était parvenue à Sainte-Catherine-de-Fierbois, en Touraine, le 4 Mars et avait prié pour le succès de sa mission dans la chapelle dédiée à Sainte Catherine d'Alexandrie.

Les Voix de Jeanne lui avait indiqué que l'Epée qui lui était destinée était présente dans la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Les Voix de ses Saints lui avaient précisé que la garde de l'Epée était ornée de cinq croix.

Ces cinq croix symbolisaient les cinq plaies du Christ : Celles des deux mains et des deux pieds de Jésus de Nazareth crucifié et cloué sur la Croix, et de sa plaie au flanc droit faite par le centurion Longin avec son javelot, pour constater sa mort.%TRADUC%
​L'arrivée de Jeanne avec son escorte à Chinon.

Jeanne et son escorte vont donc bien passer par Fierbois, et la Pucelle qui va y rester deux jours aurait assisté à plusieurs messes...

Ce qui accessoirement signifie qu'elle ne semble pas très pressée de rejoindre Chinon tout proche, ou bien alors qu'elle demeure en ce lieu pour y chercher quelque chose! Et précisément donc dans la chapelle... dont on a vu qu'elle y passe un certain temps!
Mais il semble qu'il lui manque certaines informations, et c'est depuis Chinon qu'elle devra envoyer des messagers rechercher la fameuse épée.
Et Jeanne précise elle-même que lors de son passage à Fierbois, elle pense qu'on ne l'aurait pas autorisée à la prendre... Il lui fallait donc un sésame qu'elle ne possédait pas avant son arrivée à Chinon! On peut donc s'interroger là encore. Qui l'a donc informé au sujet de cette arme? Seraient-ce les graffiti de la tour du Coudray..?

Voici ce que l'on peut lire à ce propos dans les minutes de son procès :

« …Tandis que j'étais à Tours, j'envoyai chercher une épée qui se trouvait dans l'église Sainte-Catherine-de-Fierbois derrière l'autel.
— Comment saviez-vous que cette épée fût là ?
— Cette épée était en terre, toute rouillée et la garde était ornée de cinq croix. Je sus qu'elle se trouvait là par mes voix, et l'homme qui l'alla chercher ne l'avait jamais vue. J'écrivis aux ecclésiastiques dudit lieu qu'ils voulussent bien m'envoyer cette épée, et ils me l’envoyèrent. Elle n'était pas trop enfoncée en terre, derrière l'autel comme il me semble.
Aussitôt après que l'épée eût été trouvée, les ecclésiastiques dudit lieu la frottèrent, et aussitôt la rouille tomba sans difficulté. Ce fut l'armurier de Tours qui l'alla chercher. Les prêtres de Fierbois me firent don d'un fourreau, et les habitants de Tours d'un autre. On fit donc faire deux fourreaux, l'un de velours vermeil, et l'autre de drap d'or. Et moi j'en fis faire un troisième de cuir solide… »

On va donc lui rapporter une épée dont la lame est ornée de cinq signes sur chaque face, dont on ne sait s'ils représentent cinq croix, ou bien cinq fleurs de lys...ou un mélange des deux!
Cela dit, il est assez difficile de distinguer une fleur de lys d'une croix à cette échelle....http://www.jeannedomremy.fr/S_ChinonRouen/fierbois.htm

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