Vent de galerne

Vent de galerne s'annonçait sous les meilleurs auspices et semblait promis au succès. L'annonce de son tournage au Puy du Fou avait enthousiasmé et mobilisé les foules : les associations, comme celle du Puy du Fou ; les habitants du Bocage, entre 800 et 1 000 figurants ont participé au long-métrage.

Vent de galerne

Vent de galerne, une histoire tournée au Puy du Fou
Vendée, terre de tournages. Tout l'été, Dimanche Ouest-France conte l'aventure d'un film tourné en Vendée. Aujourd'hui, Vent de galerne, de Bernard Favre.
« Pour tourner un film comme Vent de galerne, il fallait bien connaître l'Histoire, les tempéraments. Bernard Favre, le réalisateur, était très gentil, mais il était loin de tout ça. » Jacky Sabiron, Puyfolais de la première heure, connaît bien les coulisses de ce film sur les guerres de Vendée, produit par Claude Nedjar. Il y a interprété un petit rôle. Tourné à l'été 1988 sur le futur site du Grand parc du Puy du fou (lire ci-dessous), ce long-métrage est adapté du roman d'André Guilloton Sous le vent de galerne. Il raconte la vie d'un village vendéen pendant cette période trouble de son passé, en 1793. L'histoire d'amour d'un jeune couple sert de fil conducteur.

Vent de galerne s'annonçait sous les meilleurs auspices et semblait promis au succès. L'annonce de son tournage au Puy du Fou avait enthousiasmé et mobilisé les foules : les associations, comme celle du Puy du Fou ; les habitants du Bocage, entre 800 et 1 000 figurants ont participé au long-métrage. Sans oublier les industriels (lire ci-dessous).

Un scénario mal maîtrisé

Mais Bernard Favre tâtonne. Hésite. « Il se cherchait dans le scénario. Souvent, on arrivait le matin sur le tournage, et il avait pondu autre chose et avait fait de nombreuses modifications dans la nuit », déplore Jacky Sabiron. « Marcel Julian avait co-écrit le scénario, précise Régine Albert, elle aussi Puyfolaise et figurante dans Vent de galerne. Toute l'adaptation de Bernard Favre n'est pas dans la lignée. » Et Jacky Sabiron d'enfoncer le clou : « Favre était plutôt « rouge », Julian « fleur de lys. » La collaboration entre les deux hommes tourne au vinaigre. Julian, l'historien et l'homme de lettres, quitte le tournage avant la fin de l'aventure. Favre refuse de prendre un quelconque parti pris dans son film.

Les maladresses vont s'accumuler. « Plus le film avançait, plus on sentait un vide, une lassitude », témoigne Germaine Vincendeau, fermière figurante. A cela, s'ajoute une mauvaise stratégie marketing. Celle de la date choisie pour la sortie de Vent de galerne : l'année du Bicentenaire de la Révolution. « C'était un bon film, tempère Régine Albert. Mais c'était une erreur de le diffuser en 1989 alors qu'il parlait de la contre-révolution de 1793. » « Les Vendéens ne se sont pas retrouvés dans ce film », conclut Germaine Vincendeau. Les Puyfolais se détachent de Vent de galerne. Le film subit un échec commercial cuisant. Les figurants ne recevront jamais la casette vidéo promise par la production.

Marie LAUDOUAR.
Ouest-France
http://www.larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-Vent-de-galerne-une-histoire-tournee-au-Puy-du-Fou-_-430136_actu.Htm

les Guerres de Vendée en bande dessinées

Représenté ici. C'est le village construit de toutes pièces ( mais pas en toc) pour le tournage du film " vent de galerne". c'est le point central du Grand parcours du Puy du Fou

http://www.vexilla-regis.com/rembarre/dampierre2.htm